5000 kilomètres pour apprendre

Publié le par Federação São-tomense de Ciclismo

Les coordonnées de l'association ''Roulez pour l'Afrique'' sont consultables dans notre rubrique ''Fou d'vélo''. Cette asso nantaise, présidée par Gontrand Artu, oeuvre pour le développement du cyclisme à Sao Tomé-et-Principe, une île située à l'Ouest de l'Afrique. Focus sur deux jeunes coureurs locaux actuellement en France.  Sao Tomé-et-Principe. Aussi grande que les arrondissements de Lannion et Saint-Malo. Aussi peuplée que Brest. Au delà de ces comparaisons, le faible vivier sportif de ce pays est mis en perspective. Ils étaient neuf à composer la délégation de Sao Tomé pour les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. La fédération nationale de cyclisme recense une trentaine de licenciés. Sans la mobilisation de certains personnes originaires de pays industrialisés, l'accès à certaines disciplines serait utopique pour ces jeunes Africains. Gontrand Artu fait partie de ceux qui donnent du temps pour l'Afrique et plus précisément pour Sao Tomé-et-Principe. Cet habitant de Nantes est licencié à l'UV Poitiers et court en 3è catégorie. Grâce à lui, du matériel cycliste partira prochainement par bateau vers Sao Tomé. En attendant, Gontrand héberge deux cyclistes santoméens. Le plus jeune, Alberto Pereira, a 21 ans; son copain Edy Amado en a quatre de plus. La consonance hispanique de leur patronyme rappelle la colonisation portugaise de leur pays au XVè siècle. Alberto a couru sa première course en octobre dernier au Cameroun. Il possède plutôt un profil de grimpeur. Edy, lui, est plus rouleur. Il est déjà passé par le Centre Africain du Cyclisme en Afrique du Sud. Une référence. Deux premières courses dans le dur En France, les deux jeunes hommes se confrontent à la fois au cyclisme européen et à la vie locale. Leur quotidien se partage entre cours de français (ils parlent portugais), apprentissage de la mécanique et sorties d'entraînement autour de Nantes. Quelques heures après notre rencontre, cent kilomètres attendaient Alberto et Edy. Et quoi de mieux que quelques courses en Loire-Atlantique pour mettre à profit ce travail. Les 1er et 2 mai derniers, Pereira et Amado ont enchaîné Nantes-Doulon le samedi et Avessac le dimanche. Une première expérience difficile dans le peloton amateur de l'Ouest. Alberto a abandonné deux fois. Edy a fini dans le peloton à Doulon et a bâché le lendemain. A leur décharge, la pluie s'est invitée sur la seconde épreuve. Ils sont facilement reconnaissables puisqu'ils portent le maillot national de Sao Tomé, plutôt méconnu du public breton. Leur séjour ligérien s'achèvera le 8 juillet prochain après onze semaines enrichissantes à tout point de vue. Verra-t-on un jour au moins l'un d'eux dans une équipe professionnelle d'envergure? Il est trop tôt pour l'affirmer. D'ici là, Gontrand Artu a pour objectif de mettre en concurrence foot et vélo là-bas. Le ballon rond attire plus que la bicyclette à Sao Tomé. C'est un fait mais pas une fatalité. Le cyclisme prend de la place petit à petit dans certains pays du continent noir. Au Burkina Faso, au Mali (lire ''Jo le Malien'' dans la rubrique « Entretien »), au Gabon,...Sao Tomé-et-Principe est une île montagneuse où les cols d'une dizaine de kilomètres sont légion. Alors pourquoi ne pas imaginer de futurs Contador santoméens. On en connaît un qui aurait certainement l'impression d'y avoir contribué. Rappel Vous pouvez participer à la collecte de matériel de cyclisme. Les accessoires reçus partiront fin mai par container vers Sao Tomé-et-Principe.

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